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Projet de loi santé : halte au mépris de notre système de santé !

A l’occasion de la lecture au Sénat du projet de loi sur l’organisation et la transformation du système de santé, les jeunes socialistes tiennent à marquer leur opposition à cette réforme et à réclamer davantage de moyens et de considération pour le personnel hospitalier, les patient.e.s et les étudiant.e.s.
Attaché.e.s au service public hospitalier, les jeunes ne sont pas pour autant aveugles et constatent chaque jour les difficultés rencontrées quant à l’accès aux soins dans les territoires et quant au manque de moyens dans les hôpitaux. Force est de constater que sur ces deux points essentiels le projet de loi Santé non seulement n’apporte pas de réponses, mais risque d’aggraver les problèmes auxquels nous faisons déjà face.
Le premier sujet de l’accès aux soins est celui de la pénurie de professionnels de santé, qui  frappe les territoires ruraux et l’installation libérale mais également les hôpitaux publics. Partout, des services ferment et l’accès aux soins est compromis. Or, aucune solution n’est apportée par le gouvernement à ce véritable désastre sanitaire. L’annonce de la suppression  du numerus clausus n’est en effet que de la poudre aux yeux : non seulement cela ne produira des effets que dans une dizaine d’années, mais surtout cette mesure restera inutile si rien n’est fait concernant la répartition des médecins. De plus, la fixation du nombre d’étudiant.e.s sera désormais effectuée par les universités, qui connaissent des situations budgétaires rendant impossible toute augmentation du nombre d’étudiant.e.s en médecine.
Concernant l’accès aux soins dans les territoires, les maigres réponses apportées par le gouvernement sur le fonctionnement et la dotation des futurs hôpitaux de proximité masquent mal l’absence d’ambition sérieuse et de volonté de mettre des moyens dans notre système local de santé. Pire, beaucoup d’activités hospitalières locales vont être menacées par ce projet qui favorise la métropolisation de la santé au profit d’un système de santé accessible à tou.te.s. En effet, si le nombre d’hôpitaux de proximité doit être passé par cette réforme de  250 à 600, cela ne passera en réalité pas par la création de nouvelles structures mais par la transformation d’hôpitaux existants. A quel prix une telle transformation s’opérera-t-elle, sachant qu’un hôpital de proximité ne peut disposer ni de maternité, ni de plateau technique ? A terme, ce sont des dizaines de services locaux qui fermeront.
Les jeunes socialistes marquent ainsi leur opposition à ce projet et réclament des mesures concrètes et immédiates pour notre système de santé :
L’augmentation des dotations aux universités pour permettre la fin effective du numerus clausus ;
En finir avec la liberté d’installation des médecins pour permettre un véritable accès aux soins dans tous nos territoires ;
– La généralisation du tiers payant.