(Non classé) Actualités En Saône-et-Loire En Une Nationale

Grand Débat National : en attendant les actes

Le Premier Ministre, Edouard Philippe, a procédé ce lundi 8 avril 2019 à la restitution du Grand Débat National. Après plusieurs mois de consultation, les résultats invitent davantage au scepticisme qu’à l’optimisme. Il est vrai que nous ne nous attendions à rien tant les dés étaient pipés dès le départ mais nous ne pouvons nous empêcher d’être quand même déçus.

Malgré la crise des Gilets jaunes, le Gouvernement ne semble pas vouloir dévier de sa ligne politique néo-libérale. Avant la mobilisation, Emmanuel Macron et ses ministres répétaient à l’envi que l’objectif était de réduire la dépense publique et de diminuer la dette. Près de six mois plus tard, rien n’a changé, « il faut réduire la dépense publique et diminuer la dette ».

Pourtant, les réponses de l’exécutif ne sauraient se limiter à des considérations budgétaires, la réduction des dépenses de l’Etat ne peut être vue comme la panacée. Plus qu’une baisse des prélèvements obligatoires, les Français ont exprimé une forte demande de justice fiscale. Les citoyens ne sont pas contre l’impôt, ils sont pour que tout le monde contribue selon ses moyens. Or, la politique menée par Emmanuel Macron depuis mai 2017 va à l’encontre de cette volonté puisque son gouvernement organise et favorise la sécession des riches en supprimant l’ISF et en instaurant la Flat Tax.

La présence des services publics dans les territoires ruraux constitue l’une des principales préoccupations des Français. Spectateurs – et victimes – des fermetures successives des bureaux de poste, d’hôpital ou de classes d’école, de nombreux citoyens se sentent de plus en plus délaissés voire abandonnés par l’Etat. Emmanuel Macron a dit entendre cette inquiétude et assure vouloir y répondre mais « en même temps » il confirme la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Comme d’habitude, le Président dit blanc mais fait noir.

Le Premier Ministre a promis des décisions « puissantes et concrètes », maintenant place aux actes.