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Non à la sélection à l’entrée de l’Université !

Le gouvernement annonçait une véritable révolution. Finalement ce n’est qu’une succession d’échecs pour la nouvelle plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, Parcoursup. Cette réforme d’ampleur a été menée dans la précipitation la plus totale par l’exécutif et les premières victimes en sont malheureusement les élèves et leurs familles. Nous apportons notre soutien à tous les bacheliers qui subissent les conséquences fâcheuses de ce nouveau système.

Parcoursup c’est avant tout une sélection qui ne dit pas son nom. Nous dénonçons cette sélection qui est gravement porteuse d’injustices. Le gouvernement a abandonné un principe fondamental de notre République, celui de l’Université pour tous. Aujourd’hui encore, des milliers de lycéens n’ont toujours pas d’affectation pour la prochaine rentrée les laissant dans l’incertitude alors que les épreuves du bac approchent.

Cette situation frappe davantage les élèves des quartiers populaires, à l’injustice s’ajoute la discrimination. En effet, il apparaît que des pondérations de moyennes en fonction des filières et des lycées d’origines ont été appliquées en faisant de l’établissement, c’est-à-dire sa réputation et son emplacement géographique, un élément déterminant pour classer les lycéens. Nous ne pouvons tolérer une telle sélection sociale en France.

Nous, Jeunes Socialistes de Saône-et-Loire, demandons le rétablissement de la hiérarchisation des vœux dès l’année prochaine. Cela permettrait d’en finir avec les listes d’attente interminables et de réellement mesurer la motivation des élèves pour une formation sans recourir aux artifices inutiles que sont les lettres de motivation puisque l’on sait qu’elles n’ont pas été lues par les enseignants.

La sélection à l’université est une mauvaise réponse à un vrai problème. Les pouvoirs publics savent depuis longtemps que le pic démographique de l’an 2000 nécessiterait un investissement massif dans l’Éducation et l’Enseignement supérieur. Or, les moyens alloués aux universités sont trop faibles pour faire face efficacement à cette situation. De plus, nous appelons le gouvernement à engager un travail de refondation du système d’orientation scolaire pour que les jeunes choisissent pleinement leur avenir.