Actualités Europe

L’Europe reste la solution !

Dans un monde où les défis sont planétaires, la question de la relance de l’économie dans la crise internationale que nous traversons se pose d’abord à l’échelon supranational. Nous pensons que le redémarrage de l’économie dans la zone euro est conditionné à la volonté de nos dirigeants dans la réorientation de la construction européenne vers une espace politique nouveau : l’Europe fédérale.

Le taux de chômage dans la zone euro, à 11% de la population active soit plus de dix-sept millions d’européens sans-emploi, est un record depuis sa création. La mauvaise situation de l’emploi en France confirme également que le continent ne se dirige pas encore vers une sortie de crise. La politique d’austérité décidée maintenant depuis plusieurs années au sein de l’Union Européenne, particulièrement impulsée par le couple franco-allemand d’avant le 6 mai dernier, n’apparaît en rien comme remède de cette situation grave. Au contraire, l’horizon ne s’éclaircit pas, les peuples sont désenchantés, les niveaux d’endettement ne ralentissent pas et la solidarité européenne apparaissait en recul.

 Les socialistes et les socio-démocrates européens doivent être offensifs et innovants dans les outils pour relancer la croissance face aux gouvernements conservateurs marqués par l’échec.

Le rôle de la BCE devra être repensé afin que ses missions soient élargies à ce qui participe de la stabilité de l’économique réelle, notamment le chômage. La Banque européenne d’investissement verra ses moyens augmenter afin qu’elle puisse réellement accompagner les PME qui souhaitent se développer. Enfin, les recettes issues de la taxe sur les transactions financières, à l’échelle européenne, seront affectées là encore au financement de l’investissement pour les entreprises et dans les infrastructures.

L’Union Européenne doit être en capacité de permettre une véritable politique économique communautaire. La coordination des politiques économiques sera progressivement rendue possible par le pilotage d’une commission du parlement européen vers l’harmonisation des systèmes fiscaux des Etats. Nous militons également en faveur d’une autonomie budgétaire de l’Union, par la levée de l’impôt à taux de prélèvement obligatoire constant, tout autant que nous sommes favorables à l’outil nécessaire que constitue les eurobonds.

Il va ainsi être permis de financer de grands projets à l’échelle du continent. L’Union doit être à l’initiative dans des investissements stratégiques ciblés qui permettent de créer des emplois d’avenir, dynamiser l’économie et impulser des projets entre les Etats qui servent l’idée d’une croissance durable. Aussi, nous devons renouer avec la stratégie de Lisbonne. Des secteurs d’avenir doivent être ainsi identifiés.

C’est là que se joue le sort de l’industrie. L’Etat, avec l’aide des régions dont les prérogatives auront été renforcées, devra faire de la réindustrialisation la pierre angulaire de l’action politique en matière économique. Il y a fort à faire, tant le nombre d’emploi dans le secteur secondaire s’est effondré, particulièrement en France. Il nous faut identifier les secteurs d’avenir. La mobilité et les transports apparaît naturellement être au cœur des enjeux mondiaux dans lesquels les états européens disposent déjà d’avantages comparatifs dans la compétition mondiale, encore davantage à explorer.

Les investissements doivent également se concentrer dans le domaine de l’énergie, dans les objectifs de diversification et d’innovation, comme avec le financement parcs éoliens offshore ou de l’EPR.

Dans l’urgence et avant que des réformes structurelles puissent être engagées dans la concertation avec tous les partenaires, le volet croissance du pacte européen bientôt proposé par la France à nos partenaires de l’Union devrait permettre la mobilisation de 80 milliards d’euros de fonds structurels européens non utilisés aujourd’hui.

Nous avons la conviction que le chômage ne pourra reculer que dans le cadre de cette politique ambitieuse européenne. Par les nouveaux moyens conférés à l’Union, l’investissement et de fait, l’emploi, seront de nouveau des priorités.

Rédaction : Ghilès

Leave a Reply

Votre email ne sera pas publié. Champs obligatoires *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>