Législatives 2007

Christophe Sirugue (PS) ne baisse pas les bras

Article du JSL (14.06.2007)

Plus de 500 personnes sont venues écouter hier soir le candidat du PS, Christophe Sirugue, qui tenait une dernière réunion publique à la salle Marcel-Sembat. Tout en reconnaissant leur « déception », voire leur « amertume », face aux résultats du premier tour, les intervenants se sont attachés à positiver, démontrant que la « vague bleue » était seulement venue « lécher » la 5e circonscription.
Françoise Verjux-Pelletier, conseillère régionale et suppléante de Christophe Sirugue, a ainsi invité les sympathisants à relativiser les résultats de dimanche dernier : « Cette circonscription aurait pu élire un député UMP au premier tour ! Mais Dominique Juillot a fait moins bien que la moyenne nationale de l’UMP qui est en recul partout, y compris à Chalon centre et à Givry, tout en ayant bénéficié de l’effondrement du FN. »

Même sentiment pour Christophe Sirugue qui estime que « le score du député sortant n’est pas le score historique que l’on voudrait nous présenter ». Taxé de « député fantôme » qui s’est contenté d’assurer « un service minimum », Dominique Juillot n’a d’ailleurs pas été épargné. L’heure est à l’offensive : « Les électeurs veulent-ils que se poursuive l’action parlementaire de Dominique Juillot ? Si toutefois on peut parler d’action. Il n’a pas fait une seule proposition de loi en 5 ans, n’a fait que deux interventions par an en moyenne. Mais il a tout de même posé des questions sur des sujets essentiels comme la réglementation des jet skis sur la Saône ou l’allégement des impôts pour les sportifs professionnels ! »
Se prévalant de son bilan en tant que président du conseil général, le candidat du PS a continué de fustiger l’action locale de la droite en citant certains dossiers, comme ceux de la RCEA, de l’hôpital « abandonné pendant 20 ans », des collèges chalonnais, de l’emploi. « Mais je ne suis pas candidat uniquement pour contester » précisait tout de même Christophe Sirugue avant de déclamer ses propositions en faveur de l’emploi, du pouvoir d’achat, de l’éducation, de la solidarité, de la qualité de vie.

Il reste à Christophe Sirugue quatre jours pour convaincre : «Pendant ces quatre jours, j’invite les électeurs à se demander s’ils veulent vraiment de la politique de Nicolas Sarkozy, s’ils veulent vraiment la franchise médicale, les maisons de retraite privées, la retraite à 67 ans, la privatisation d’EDF, la fin du CDI et la TVA sociale ». Et le candidat d’interroger la salle : « Est-il normal qu’un président de la République élu avec 53 % des voix puisse disposer de 80 % des sièges de députés ? »
Malgré les 9,5 points qui le séparent de son adversaire de dimanche, Christophe Sirugue veut y croire : « Nous pouvons inverser la tendance. La gauche, ça ne peut pas être le renoncement ». Il mise sur la mobilisation des abstentionnistes de dimanche dernier avec un appel plus particulier aux jeunes et aux plus fragiles : « Aux urnes citoyens, nous allons gagner ! » concluait-il sous les applaudissements.

Valérie Monin

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