Législatives 2007

Rebillard : candidat PRG soutenu par le PS

CHAUFFAILLES – Article du JSL
Jacques Rebillard sent que la victoire est à sa portée
Candidat de la 2ème circonscription : Digoin, Chaufailles, Paray, Bourbon-Lancy, Gueugnon…

«Cette campagne, je la sens bien». Cette phrase heureuse de Nicolas Sarkozy durant la Présidentielle, Jacques Rebillard l’a reprise mardi soir à Chauffailles. Cinq jours avant le premier tour des Législatives, le candidat PS en Charolais-Brionnais s’est montré optimiste. «Il ne me manque que 5 points au regard de 2002. A Marcigny, Ségolène Royal a fait 46 % contre 54 % à Sarkozy. En basses eaux, je fais 55 % à chaque élection locale sur ce canton. Ici, je récupère déjà 10 points. Et il y aussi la candidature d’André Chassort qui peut brouiller les pistes» a analysé le conseiller général de Marcigny devant une cinquantaine de militants et sympathisants de gauche.

Mais au-delà des querelles de chiffres, le combat des idées a aussi animé les débats. A ce petit jeu, c’est Jean-Paul Drapier, suppléant, qui a porté la première estocade. «Jacques Rebillard a cette logique territoriale que je ne retrouve pas chez Jean-Marc Nesme. Quand il y a eu 200 emplois de perdus chez Dim en 6 mois à Bourbon, je n’ai pas vu le député sortant. Il a une vision trop centralisatrice que l’on retrouve dans sa gestion du Pays Charolais en tant que Président. Sur le problème de la démographie médicale, Paray a été privilégié au détriment des autres secteurs. Rien n’a été fait non plus sur la mobilité qui reste un grave problème dans cette circonscription» a dégainé le maire socialiste de Bourbon-Lancy.

La charge a aussi été dure sur les projets du gouvernement Sarkozy. Le bouclier fiscal ayant été vivement critiqué, tout comme l’abandon des droits de successions. «Cela cible à peine 10 % de la population qui possède plus de la moitié des richesses du pays» a martelé Jean-Paul Drapier. Même chose sur l’accès à la propriété ou il a condamné une réforme injuste. «La déductibilité des impôts ne va toucher que ceux qui en payent et qui ont les moyens. Les autres n’auront aucun avantage. Il faut donc mettre le paquet sur le logement social. Mais ça à Neuilly, Sarkozy ne sait pas trop ce que c’est» a ironisé le premier magistrat de Bourbon.

Sur le plan institutionnel, Jacques Rebillard a enfin insisté sur la nécessité fondamentale de se doter de contre-pouvoirs dans une grande démocratie moderne en dénonçant un Président qui veut «concentrer tout le pouvoir autour de lui». Néanmoins lucide sur la vague bleue annoncée, Jean-Paul Drapier a conclu avec humour. «S’il ne doit y avoir que 15 députés de gauche, Jacques Rebillard en sera». Réponse dans 9 jours.

Charles-Édouard Bride

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