La droite

L’investiture de Sarkozy …

Son discours d’investiture a largement éclipsé le festival de Cannes. Il a exprimé 12 exigences qui doivent structurer son mandat et sa fonction, bien qu’aucune ne se détache vraiment à nos yeux.

D’abord l’exigence du changement, mal partie avec un gouvernement qui sera constitué autour de FILLON, JUPPÉ et Michèle ALLIOT-MARIE. On ne voit pas quel changement véritable pourrait intervenir par rapport à la politique de droite menée jusqu’ici et par rapport à la politique de casse sociale qui a été menée jusqu’à présent. On a l’impression que Nicolas SARKOZY arrive à la présidence sur un champ de ruines, tant il insiste sur une exigence de résultats, comme si hier en tant que ministre de l’Intérieur il n’avait obtenu aucun résultat.

Exigence de justice qui prend une saveur particulière quand on sait que le gouvernement a menti sur les golden parachutes accordés à Noël FORGEARF et aux dirigeants d’EADS, puisque la partie allemande est venue confirmer que c’était bien à la demande expresse du gouvernement français qu’avait été accordé un golden parachute à Noël FORGEARD. Sur ce point placer son mandat, sous le signe des sacrifices équitablement répartis, là encore on est mal parti.

Enfin si on observe les premiers pas de sa présidence et la façon dont il l’a mise en scène, affichant ostensiblement son goût de l’argent, ses amitiés tapageuses et un entourage qui appartient à la France du fric, on voit mal comment il pourrait mettre sa présidence sous le seau des sacrifices équitablement répartis.

Quant à l’exigence morale, tout le monde se marre franchement, quand on sait que l’ami que Nicolas SARKOZY a appelé en premier ce matin -et avec toute l’émotion qui était la sienne- était Patrick BALKANY. On sait aussi qu’il soutient M CARIGNON pour la mairie de Grenoble et que l’agent débaucheur numéro 1 n’est autre que Bernard TAPIE, avec une brochette de cadores pareils, on est en droit de se poser la question sur l’exigence morale, surtout de la part de l’ancien président du Conseil général des Hauts-de-Seine, installé à ce poste par Charles PASQUA.

Voilà , ces exigences sonnent faux, pour nous tous, et pour tous les Français tant elles sont en décalage avec ce qui est le projet véritable de Nicolas SARKOZY, habilement mené mais très ancré à droite. Ceux à qui Nicolas SARKOZY doit son mandat étaient là à Élysée pour le féliciter. Il s’agit d’abord des plus puissants de ce pays et nous craignons que le réveil ne soit brutal.

Réaction du parti socialiste

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