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Exceptionnel meeting à Lyon avec Ségolène Royal!

L’admiration des militants de Saône-et-Loire pour leur favorite

source : article du JSL le 28.04.2007

Parmi les 15 000 personnes qui étaient hier soir au meeting de Ségolène Royal à Lyon dans une chaude ambiance, 500 militants de Saône-et-Loire ont été conquis par la volonté de leur candidate.

17 h 45 hier sur l’aire de l’A46 à Mionnay, peu avant Lyon. Le député de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, avale un énième café. « On a fait le tour de France, je suis lessivé, mais maintenant une campagne présidentielle, je sais faire ! », lance t-il en riant, l’air confiant. Plus d’une heure plus tard, l’élu de la Bresse-Val de Saône, poing levé, s’égosille au micro devant plus de 18 000 personnes rassemblées dans l’une des grandes halles d’Eurexpo à Lyon pour le meeting de la candidate socialiste, Ségolène Royal. Près de cinq cents militants de Saône-et-Loire ont fait le déplacement, en bus, pour soutenir leur favorite parmi une foule bigarrée, entre la flopée de drapeaux violets à l’effigie de la prétendante à l’Élysée et ceux, moins nombreux, tricolore et européen. Le mouvement des jeunes socialistes chauffe la salle, entre musique à fond alors que l’histoire des droits des femmes se lit sur un écran géant.

Ségolène Royal a prononcé hier soir dans la capitale des Gaules un vibrant plaidoyer pour un rassemblement des « républicains de progrès » tendant la main une nouvelle fois aux centristes de François Bayrou. Le public, avec des centaines de jeunes aux premiers rangs, exulte, interrompant la candidate avec des « Ségolène, présidente, Ségolène présidente ». « Depuis Frangy, Ségolène a évolué d’une manière considérable », glisse une habitante de Gergy, Viviane, assise à moins de cent mètres de la tribune et qui suit le discours sur un écran intermédiaire. « Je suis certaine que la politique bougerait avec une femme ».
« Elle est parfaite », ajoute la chalonnaise et militante Laurence près du premier secrétaire du parti fédéral de Saône-et-Loire, Jérôme Durain. André Prost, responsable du PS à Mâcon avait lui aussi affiché son optimisme devant les caméras de France 3 avant le début de la soirée.
Pour Bernard de Tournus, le visage illuminé, pas de doute : « A chaque fois, elle est meilleure. Elle est soulevée par l’enthousiasme ».

Comme portée par la foule, le sourire facile dans son tailleur blanc fétiche aux rayures noires, Ségolène Royal déroule ses arguments avec aisance et convictions sans le regard braqué sur ses notes balayant les sujets du travail, de l’éducation, la famille, la sécurité sociale, les retraites.
« Je crois pouvoir rassembler » et « je sais que vous me soutenez dans cette démarche », a lancé Mme Royal à la salle qui l’a chaudement applaudie. Elle a aussi porté ses attaques sur son rival de l’UMP en fustigeant son goût du pouvoir « il y pense depuis qu’il est tout petit, son projet, c’est lui, moi mon projet, c’est vous, c’est la France. ». Tonnerre d’applaudissements. A la veille de son débat télévisé avec François Bayrou, la candidate socialiste s’est aussi adressée à « ceux qui pensent qu’il est temps de mettre en place un Etat impartial ». « Je suis convaincue que nous devons nous rassembler dès lors que nous considérons que les valeurs de paix civile et d’harmonie sociale nous sont communes, même s’il reste, ici ou là quelques divergences », a-t-elle nuancé. « Elle est sincère et je pense qu’elle peut vraiment changer les choses », a commenté la Mâconnaise Coralie, 32 ans, qui a rallié le PS depuis un an.

Le président du Conseil italien, Romano Prodi, dans un message enregistré, a invité les Français à une coalition « centre-gauche ». Il a beaucoup évoqué l’Europe avant de citer Montaigne « il faut frotter son cerveau au cerveau des autres » pour faire avancer la réflexion.
Après le maire de Lyon, Gérard Collomb, Dominique Strauss-Kahn, défendant le pacte présidentiel, a aussi appuyé fortement ses critiques envers Nicolas Sarkozy et s’est emporté en criant : « on doit gagner, on peut gagner, nous allons gagner.»
Avant le début du meeting, véritable show politique, le président du conseil général de S. et. L, Christophe Sirugue assis dans le carré VIP aux côtés de Françoise Verjux-Pelletier et d’un élu. UDF de Villeurbanne, « oui, on s’est parlé », avait réfuté la notion comptable pour le deuxième tour. « Ce n’est pas l’arithmétique qui fera le résultat, d’autres éléments interviendront ».
La délégation saône-et-loirienne, décimée dans la salle, noyée dans une foule conquise, a repris la direction du nord, gonflée à bloc, croyant plus que jamais dans les chances de sa championne le Dimanche 6 mai.

Emmanuelle Bouland

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