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Christiane Taubira tenait meeting à St-Rémy le 23 février 2007!

(Un album photos de la soirée est disponible dans la colonne de gauche)

source : article du JSL du 24.02.2007

« Royal va empoigner l’instrument suprême du pouvoir pour vous le restituer »

Plus de mille personnes ont applaudi Christiane Taubira (PRG), en meeting de soutien à Ségolène Royal à Saint-Rémy. L’occasion de retrouver une gauche socialiste et radicale au moral en nette hausse.

Une démonstration de force, une manifestation d’unité. Hier soir, à Saint-Rémy, près d’un millier de personnes, certaines assises par terre malgré l’ajout de 120 chaises en dernière minute, sont venues écouter Christiane Taubira, députée de Guyane, candidate du PRG à l’élection présidentielle de 2002, et déléguée à l’expression républicaine de la campagne de Ségolène Royal. Socialistes, radicaux et républicains (du MRC), au moral visiblement regonflé par la remontée de leur championne dans les sondages, ont découvert une oratrice de haut niveau, s’exprimant sans notes, dans une langue ciselée, avec un souci évident du mot juste et de la phrase qui touche.
Christiane Taubira s’est attachée à démontrer qu’il y a bien une droite et une gauche, et qu’elles ne peuvent se réunir au centre. D’où cette formule, à propos de François Bayrou : « le candidat du centre nous rend hommage tous les jours, en se prélassant dans notre champ de valeurs. Il veut même choisir un premier ministre de gauche, mais il n’aura pas l’opportunité de le faire, et c’est tant mieux pour la France ». Quelques minutes plus tôt, Arnaud Montebourg avait ciblé le même adversaire, parlant du « PACS UMP-UDF » : « l’opération Bayrou consiste à syphonner les voix de socialistes et d’électeurs un peu perturbés par la situation pour apporter leur soutien involontaire au sarkozysme. »
La députée de Guyane a assumé son engagement dans la présidentielle de 2002 « pour élargir la gauche », le jugeant compatible avec la politique de rassemblement derrière Ségolène Royal. « C’est sans états d’âme que nous sommes ensemble, unis sur le socle de nos valeurs, pour vaincre, pour gagner, pour faire gagner la France. » Évoquant l’histoire de la gauche française « tellement belle qu’elle est exposée à tous les cambriolages, et celui qui est chargé de notre sécurité se fait cambrioleur en chef » (NDLR : référence aux propos de Nicolas sarkozy sur Blum et Jaurès), Christiane Taubira a dit aussi sa fierté d’être femme, femme en politique : « le pouvoir n’est pas un instrument de virilité, pas un attribut martial, il doit servir les hommes, les femmes et les enfants, la liberté, l’égalité, la fraternité [.] Ségolène Royal va empoigner l’instrument suprême du pouvoir pour vous le restituer. ».

Arnaud Montebourg avait, avant elle, raillé « Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa », comparant le candidat de l’UMP à un marquis du XIXe, qui « commandait une troupe qui écrasa les communards » : « M. Sarkozy est le nouveau marquis, il aime les ouvriers baillonnés, jetables [.] Quand on reproche à Ségolène Royal sa compassion, je préfère la compassion au mépris social ». Conclusion, dans le même registre : « il y a dans cet homme un mensonge. Son ami Renaud Dutriel ne déclarait-il pas le 19 septembre dans Le Monde, « Nicolas veut gagner, peu importe la sincérité de son discours. ».
Christiane Taubira aurait dû passer toute la journée en Saône-et-Loire. Un problème de santé l’ayant contraint d’écourter son programme, la députée de Guyane n’a pu se rendre dans le Charolais, dans la circonscription que veut reconquérir le vice-président PRG du Conseil général Jacques Rebillard. Partie remise. Mais elle a tout de même fait halte en fin d’après-midi au Creusot, où, accompagnée de Claudette Brunet-Léchenault et de son amie Martine Hory, elle été accueillie par le maire André Billardon, le vice-président de la Région Philippe Baumel, et la candidate socialiste dans la troisième circonscription Evelyne Couillerot. Mme Taubira a visité l’IUT, sous la conduite du directeur Patrick Gorria, découvrant deux laboratoires de recherche labellisés par le CNRS. Elle s’est ensuite entretenue, au cours d’une réception en mairie, avec des étudiants et des militants.

J-Ph. Chapelon

Le meilleur talisman
Les candidats socialistes et PRG dans les six circonscriptions de S-et-L sont intervenus à tour de rôle pour présenter, chacun sur un thème, les propositions de Ségolène Royal. Nicole Eschmann a parlé de la vie chère, Jacques rebillard de l’environnement, Evelyne Couillerot de l’emploi, Didier mathus des inégalités et Christophe Sirugue des solidarités. Quant à Philippe Baumel, Président de l’Union des Élus Socialistes et Républicains, il a appelé au rassemblement de la gauche la plus diverse et la plus plurielle possible. « L’union est le meilleur talisman dont nous disposons » a-t-il déclaré.

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