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Collage

Aujourd’hui commence la communication en vue du débat du 27 janvier prochain sur l’enseignement supérieur et l’Education. Quelques jeunes socialistes colleront cet après-midi au Creusot et alentours. Diverses actions auront lieu toutes la semaine (tractage, collage) notamment sur les villes du Creusot, Montceau et Autun.

1 comment

  1. Commentaire ancien blog (Over-blog):

    Comme je ne pourrai pas venir à votre débat , j’aimerais exprimer quelques avis sur les questions d’éducation et d’orientation et je serai très contente si vous pouviez me répondre en m’exposant vos idées ainsi que les propositions du PS à ce sujet.

    J’ai moi même travaillé durant une année dans un collège en tant qu’assistante d’éducation et j’ai pu constater dans quel état de délitement se trouvaient nos établissements aujourd’hui. En effet, la situation est plus qu’alarmante: violence, vulgarité, défit face à l’autorité (dépassant de loin celui normal et compréhensible de l’adolescence), manque de culture, désintérêt pour le travail etc… Les équipes pédagogiques, passant plus de temps à faire de la psychologie, de la pédagogie et à « faire la police », la transmission et l’apprentissage du savoir passent au second plan.

    Comment pourrait-il en être autrement?

    Les classes sont surchargées, rendant impossible un suivi personnel des élèves et une réelle prise en charge des difficultés. Parallèlement à cela, des postes sont supprimés au concours et des emplois d’encadrement non créés. Les infirmières scolaires quant à elles, faute de personnel, sont présentes deux demi journées par semaine, jonglant sur 4 ou 5 collèges à la fois!

    Mais le souci ne se situe pas qu’au niveau des moyens, il me semble qu’il y a aussi un véritable problème idéologique dans la manière dont on a conçu l’enseignement ces 40 dernières années. On a voulu mettre l’enfant « au centre » de l’enseignement, oubliant alors les notions d’effort, et d’autorité de l’enseignant. Selon Philippe Meirieu, maître d’oeuvre de la réforme de Claude Allègre en 1999, « l’enseignant doit être un pourvoyeur d’occasions, un inventeur de situations d’apprentissage, il n’est pas là pour obliger à apprendre… car l’élève doit exprimer lui même sa volonté ». Les programmes ,ont été allégés d’années en années. En 2005, la multiplication a disparu des tests de CE2 et la soustraction est sans retenue. Aujourd’hui, 20% des élèves rentrant en 6ème ne savent pas lire et 160 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme ni qualification, venant grossir les rangs des chômeurs de moins de 25 ans (plus de 22% contre7,6 en Grande Bretagne et 5,5 en Allemagne).

    S’ajoute aussi à ces échecs, la question de l’orientation. Une vieille tradition intellectualiste française a conduit à la dévalorisation des métiers manuels et de leur apprentissage. Il faut redonner la fierté et la satisfaction d’ être un bon artisan. Bien entendu la question de la formation pose aussi celle de la revalorisation des salaires. Un travail pénible, dur, demandant des sacrifices,doit être rémunéré en conséquence. Peut être alors qu’il y aura plus de candidats voulant devenir maçon, charpentier , couvreur, etc…

    Sans ces ouvriers possédant un savoir faire certain, les bobos ne pourraient pas s’acheter un appartement coûtant 15 000 euros le mètre carré. (car généralement ils ne savent même pas réparer une serrure ou un évier).

    Ainsi, il est urgent de faire des réformes concernant l’enseignement et l’orientation, afin de redonner des perspectives d’avenir et de croire de nouveau dans la valeur du travail, valeur qui n’a rien de « populiste. »
    Commentaire n°1 posté par nastasia le 26/01/2007 à 11h32

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