La droite

Avec Sarkozy, « tout est possible », même le pire !

Un décor grandiose (à au moins 3,5 millions d’euros…), plusieurs écrans géants, pas moins de 520 autocars, 7 trains spéciaux pour acheminer des dizaines de milliers de militants (80.000, dit-on !) à Paris… Sarkozy voit dans le gigantisme et flatte son égo, on le savait déjà !

Les chiffres sont tombés : ce ne sont pas moins de 98% des militants de l’ump qui ont voté pour la désignation du numéro 2 du gouvernement. Président du Conseil Général des Hauts de Seine et ancien maire de la ville la plus riche de France (Neuilly), M. Sarkozy est également ministre d’Etat, Président de la majorité qui dirige ce pays depuis près de cinq années et prétend vouloir incarner la rupture… La rupture oui ! La rupture avec cette même et unique droite au bilan lamentable à laquelle, quoique qu’il en dise il appartient. Plus de vingt années que Sarkozy appartient au rpr devenu ump. Comment nous faire croire en cette rupture. Le tournant libéral lui conviendrait mieux. Bien que pour rassembler le maximum, Sarkozy change sa tactique depuis quelques semaines et nous disant tout et son contraire, en essayant de se faire passer pour un gaulliste social. Quand le croire : quand il dénonce devant Bush l’attitude arrogante de la France ou quand lors de son discours d’investiture il souhaite maintenir l’arrogance française face aux Etats-Unis ?

Un semblant de débat avait bien eu lieu au sein de l’ump ces dernières semaines. Comme pour ne pas se faire épingler par le parti socialiste, modèle de démocratie interne reconnu de tous. Alors en définitive, Sarkozy fut intronisé avec 98% des votes. Un vote « stalinien » pourrait-on dire avec un brin de provocation. Est-il nécessaire de préciser que Sarkozy était le seul candidat et qu’il était impossible de voter contre lui. Les plus chiraquiens se contentant d’un timide vote blanc… Ce qui est toutefois plus révélateur, c’est le taux de participation au vote : 69,06%. Beaucoup moins que lors des primaires socialistes. Comment interpréter ce signe ? Cette désignation sans suspens du candidat de l’ump devait pourtant être la preuve que tout le parti était rassemblé… Une résignation, un désenchantement, une colère face à Sarkozy ? Un récent sondage est intéressant. Seulement 19% des français souhaitent que Jacques Chirac se représente. C’est peu, très peu mais à la fois beaucoup quand on sait que tout joue contre lui : son bilan et son propre camp. De plus, parmi les sympathisans de droite, le pourcentage grimpe : ils sont 31% à vouloir que l’actuel Président de la République se représente. 31% est le taux d’abstention aux primaires de l’ump. Une coïncidence ?

L’affrontement s’ouvre véritablement. Avec deux démarches complètement différentes. Pour leur part, les militants socialistes ont débuté la campagne depuis de nombreux jours. Tractages, collages et surtout phase d’écoute à travers les débats participatifs (jusqu’en février). Une exigence : « le progrès pour tous, le respect pour chacun ». Et ce, face au tournant libéral, atlantiste et communautariste de Sarkozy puisque pour lui « tout est possible »… Même et surtout le pire !

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